‘Au Moyen Âge, la ferme Le Mas des Flauzières appartenait au château d’Entrechaux. Sous la direction de Jérôme Benoît qui a fait des études en agronomie et œnologie et dont la famille possède ce domaine depuis la fin du 19è siècle, on élabore une dizaine de vins tranquilles dans les trois couleurs sur plusieurs appellations.

Cette situation est plutôt rare pour un domaine familial, celle-ci étant très exigeante au niveau de la culture de la vigne et de la vinification. 

Ce vigneron indépendant a adopté la démarche Terra Vitis visant à préserver l’environnement et la santé humaine. Le vignoble est cultivé et enherbé un rang sur deux.

 Il n’y a pour le moment que deux vins de ce producteur référencés ici. L’un des Gigondas les moins chers au Québec et celui mentionné en rubrique, un Côtes-du-Rhône Villages hors-normes.

Leur répertoire comprend dix cuvées, soit 1 vin blanc, 2 rosés, et 7 vins rouges.

Les raisins pour ce dernier vin proviennent d’un vignoble situé sur le terroir le plus haut de l’appellation (à 480 mètres) rocailleux fait de marne calcaire aride propice aux vins rouges, et est composé de 70% Grenache (20 ans) et 30% Syrah (20 ans).

Le rendement de ces vignes fut de 41 hectolitres à l’hectare, ce qui est inférieur à ce que permet l’appellation. Le vin a été élevé pendant 18 mois en fûts usagés de chêne français âgés de 4, 5 et 6 ans.

Proposé à 20,65$ il y a deux ans, le prix de ce vin est sagement passé sous la barre des 20$ maintenant.

Signalons également que le millésime 2017 se présente sous un nouvel habillage.

L’appellation Côtes-du-Rhône Villages dont les débuts remontent à 1942, couvre quatre départements et regroupe aujourd’hui une vingtaine de dénominations reconnues pour la notoriété de leurs terroirs.

Inventaire: au 6 octobre 2020, dans 122 succursales du Québec.

Notes de dégustation: 

Un vin qui vous en donne plus que la plupart des vins de cette appellation.

J’aime lorsqu’un vin arbore une teinte qui semble quelque peu délavée, tel celui-ci avec sa robe rubis légèrement soutenue et subtilement violacée; le nez laisse présager un vin bien nourri, avec ses arômes de cerise noire et de framboise bien mûres, ses parfums d’herbes sauvages, ainsi que ses très fines notes épicées (vieux bois, poivre blanc); en bouche, on décèle une généreuse matière fruitée, constituée de tanins mûrs et souples, ainsi que de légères notes de réglisse, en faisant un vin gourmand à souhait.

Mais le plus intéressant, c’est que ce vin réussi à maintenir un bel équilibre, et que sa finale exprime de la fraîcheur grâce à une bienvenue et délicate amertume.
Créez de belles harmonies avec des plats goûteux de viandes rouges, de gibier et de sauvagine; les fromages quelque peu relevés lui conviennent également; prendre soin de le servir légèrement rafraîchi.

 -Yves Mailloux, CDGV. 20 septembre 2020